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La Guinée-Bissao est un pays de 36125 km2 peuplé d’environ 1,59 millions d’habitants et situé entre le Sénégal au Nord et la Guinée au Sud et à l’Est.
Président de la République : M. Joao Bernardo Nino VIEIRA (01.10.05)

Quelques chiffres :
| Population | 1.586.000 | [1] |
| Indice de développement humain | 173e sur 177 | [2] |
| Espérance de vie | 44.7 | [3] |
| Taux d’alphabétisation des adultes | 39.6% | [4] |
| P.I.B. | 167 300 Fcfa / habt | [5] |
| Inflation | 3.2% | [6] |
| Croissance | 2.1% | [7] |
Informations pratiques :
| Heure | Temps Universel (TU) |
| Monnaie | Franc CFA. Taux de change : 1 euro = 655,957 FCFA (taux fixe), 1 dollar =506.8 FCFA |
| Langue officielle | Portugais |
| Langue nationale | Créole |
| Autres langues pratiquées | Foula, Mandingue, Balante, Manjak, Papel, Mancanha, Bijàgo, Biafada, Susso |
| Climat | Une saison des pluies de mai à octobre, températures maximales : 32° en septembre-octobre, minimales : 17° en janvier-février |
Pays membre de :
L’Union Africaine (UA)
La Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP)
des Accords de Cotonou
l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)
Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
Zone Franc CFA
L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)
Politique intérieure
L’investiture du nouveau président Joao Bernardo « Nino » Vieira, le 1er octobre 2005, a mis fin à la période de transition de deux ans qui avait suivi le renversement du président Kumba Yala par un coup d’Etat pacifique en septembre 2003. Mais miinée par les divisions, la classe politique entretient un climat de confrontation et de violence. Dans ce contexte politique, les autorités peinent à adresser à la communauté internationale les signes de bonne gouvernance attendus par les bailleurs de fonds, dont l’aide est indispensable.
Economie
L’économie de la Guinée-Bissao a été ruinée par la guerre civile entre 1998 et 1999, et par les trois années de pouvoir de Kumbal Yala qui ont suivi. L’entrée dans l’UEMOA et l’intégration dans la zone franc en 1997 ont représenté une chance de décollage économique et social mais qui a été anéantie par la guerre civile de 1998-1999. Les performances économiques sont très vulnérables aux chocs externes car elles dépendent essentiellement de deux ressources : les noix de cajou qui fournissent 90% des exportations et la vente de licence de pêche. Faute de financement pour reconstruire les infrastructures de base, les secteurs de l’industrie et du tourisme ne peuvent contribuer à la croissance. La masse salariale des fonctionnaires est disproportionnée par rapport à l’économie du pays (75 % du budget). La dernière campagne de la noix de cajou (85 % des recettes d’exportation) a été un échec en raison de la chute des cours mondiaux. Actuellement, l’économie bissau-guinéenne demeure une économie de subsistance organisée autour du secteur primaire. Le pays se classe aujourd’hui parmi les 10 pays les plus pauvres du monde.
Le remplacement du cadre de référence actuel par un programme post-conflit du FMI et un engagement accru de la communauté internationale ne pourront être envisagés que si le gouvernement approfondit les réformes et améliore la gouvernance. Les relations avec la Banque mondiale se sont pourtant dégradées fin 2006 à la suite du non-respect par Bissao des règles de transparence lors d’opérations d’approvisionnement électrique.
Politique extérieure
L’accord de paix d’Abuja (novembre 1998) a remplacé les troupes étrangères par une force de la CEDEAO (ECOMOG), et le Conseil de sécurité des Nations unies a créé en 1999 un bureau d’appui au processus de paix, le BANUGBIS (ou UNOGBIS, dirigé depuis fin 2006 par le Nigérian Shola Omoregie).
La Guinée-Bissao entretient des relations étroites avec le Sénégal sur le dossier de la Casamance. En concertation avec Dakar, l’armée a conduit au printemps 2006 une offensive le long de la frontière avec le Sénégal contre les bases de Salif Sadio, chef d’une frange radicale du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) qui utilisait le territoire bissao-guinéen comme sanctuaire.
La politique étrangère de la Guinée-Bissao est désormais avant tout dirigée vers la recherche de nouvelles aides extérieures, de la part des pays émergents notamment.
Relations avec l’Union européenne
Suite au coup d’Etat de septembre 2003, la Commission a ouvert des consultations au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. Les relations avec l’UE ont été normalisées en septembre 2004 avec la reprise de la coopération communautaire. La dotation du 9ème FED s’élève à 92,3 M€ et porte essentiellement sur les infrastructures, l’appui à l’Etat de droit et l’appui macro-économique. La Commission a proposé une dotation du 10ème FED de 138 M€ en maintenant les secteurs de concentration actuels. L’UE verse également 7,2 M€ par an au titre de l’accord de pêche, en cours de renégociation, qui représente la première recette budgétaire du pays.
Autres sources :
Pour des informations plus précises sur ce pays, on pourra se référer aux liens suivants :
Mission économique au Sénégal
Investir en Zone Franc
The Economist Intelligence Unit
On pourra également visiter le site suivant pour des informations d’ordre général et touristique :
www.Guinee-Bissau.net
[1] Banque Mondiale World Development report 2006
[2] RMDH-PNUD 2006
[3] 2003
[4] 2003
[5] estimation pour 2006
[6] estimation pour 2006
[7] estimation pour 2006